Les lois UX : Comment comprendre aux
mieux ses utilisateurs

Publié le 23 septembre 2020 par Adrien Saint

Dans cet article, nous vous proposons de parcourir quelques concepts et de la théorie UX.

 

1. L’UX et l’Ergonomie

L’UX, ou User Experience et donc Expérience Utilisateur en Français, est une discipline évoluant de l’ergonomie.
Les origines de l’ergonomie remontent à des millénaires, dès lors que l’Homme s’est mis à créer des outils et les améliorer.
La Révolution Industrielle a fait exploser son importance avec la spécialisation par poste de production à grande échelle et le besoin d’optimisation du confort et des performances des ouvriers ayant pour but final une productivité maximale.

L’UX est également orientée vers le confort d’utilisation, mais prend beaucoup plus en compte la dimension émotionnelle. De ce fait cette discipline s’inscrit particulièrement bien dans les démarches marketing, à savoir satisfaire des besoins utilisateurs, leur plaire, afin notamment de les rendre fidèles.

L’approche UX est également basée sur une préoccupation constante du test, de l’analyse et de l’optimisation en conséquences.

 

2. Les Principales Lois UX

La loi de Gestalt :

La Gestalt est une théorie née en Allemagne au début du XXe siècle, cherchant à expliquer notre façon de percevoir le monde qui nous entoure. Les formes se manifestent à notre vision dans leur ensemble et non pas dans une multitude de détails. Elle encourage à être créatif en fonction de l’interprétation des éléments visuels et la façon dont les utilisateurs interprètent les éléments visuels.

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Loi de Fitts :

Dans un article publié en 1954, le psychologue Paul Fitts parle de sa théorie relative à la mécanique de l’homme permettant de prédire le mouvement.
Particulièrement important dans le responsive. Si une cible est loin, agrandir la taille du bouton en facilite son accès.
T = a + b log2 (D/L + 1)


Le temps que l’on met à atteindre une cible dépend de sa distance et sa taille. Plus la cible est petite plus l’utilisateur mettra de temps à l’atteindre.
L’équation donne une courbe et non une ligne droite, attention à ne pas surdimensionner donc.
L’aspect plus subtil se pose sur la transformation d’un lien en bouton, l’insertion de CTA dans un visuel existant, les zones cliquables par rapport au boutons eux-mêmes, améliorer des menus en réduisant la distance etc…

Loi de Hick :

La loi de Hick (ou la loi de Hick-Hyman) est nommée d’après une équipe de psychologues britannique et américaine de William Edmund Hick et de Ray Hyman. En 1952, ils ont entrepris d’examiner la relation entre le nombre de stimuli présents et le temps de réaction d’un individu à un stimulus donné. Ainsi, le nombre de choix présenté aux utilisateurs est régit par cette loi.

L’exemple le plus connu pour illustrer cette loi est celle d’un stand promotionnel positionné dans un supermarché: plus il y a de choix, plus il y a d’attention portée au stand, mais le taux de conversion en achat chute brutalement.

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26 Saurez vous citez tous les nains dans Blanche Neige? (Loi de Miller, 7 c’est le maximum normal), en plus si il y a un ordre, on se souvient plus du 1er et du dernier (serial position effect).
Ces principes sont utiles lors des réflexions sur l’architecture d’un site web, ou d’un menu par exemple, afin de ne pas submerger les utilisateurs avec trop de choix.

Loi d’affordance :

L’affordance vient de l’Anglais « to afford » qui peut signifier plusieurs choses : « être en mesure de faire quelque chose » et « offrir / s’offrir ». L’affordance d’un élément, tel un formulaire, ou d’un bouton, c’est la capacité pour cet objet de suggérer sa propre utilisation. Par exemple, un champs de formulaire pour un numéro de téléphone doit être au(x) bon(s) format(s) au risque de décevoir l’utilisateur, un texte surligné suggère un lien et s’il ne redirige nulle part il peut frustrer l’utilisateur. Si l’utilisateur « se trompe » en utilisant un élément, un parle d’affordance erronée.

Autres lois intéressantes :

Theory of fun : Lorsque de nouveaux éléments viennent enrichir une expérience utilisateur, lors d’une mise à jour par exemple, la reconnaissance immédiate de ces éléments par l’utilisateur lui apportera grande satisfaction. Si au contraire ces nouveaux éléments sont difficiles à maîtriser il en sera d’autant plus frustré.

La hiérarchie des éléments visuels : Au sein d’un visuel, les éléments humains attirent l’oeil et sont identifiés en premier. Ensuite viennent les objets en mouvement, puis les décors figés.

L’Effet Von Restroff : Aussi appelé « isolation effect », cet effet prédit que lorsque plusieurs objets similaires sont présents, celui qui diffère du reste sera celui qui est le mieux retenu. Cet effet est largement utilisé dans la publicité, mais peut servir aussi en UX, si l’on veut attirer l’attention sur des nouvelles entrées au sein d’une liste par exemple).

L’Effet Zeigarnik : Cet effet porte sur l’incomplétion et mentionne que les procédures non achevées (pour cause d’échec technique, ou autre raison d’abandon) sont mieux retenues que les actions achevées. C’est pour garder une dynamique positive que sont apparu les étapes de process au sein de nos services de livraison, ou lorsque l’on doit s’inscrire sur un site et que le processus est long.

3. Sources

  • https://blog-ux.com/quest-ce-que-la-loi-de-fitts/
  • https://www.arquen.fr/blog/10-principes-psychologie-utile-ux-designer/
  • https://www.usabilis.com/definition-theorie-de-gestalt/
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Affordance

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